mardi 23 juillet 2019

Et si c'était le début d'une belle histoire!


En ce lundi 8 juillet 2019, je pars à la rencontre d'un nomade du nom de Gerry. Il vit à temps complet dans sa van intérieurement modifiée alors que l'extérieur de celle-ci, passe incognito. On doit se retrouver au coin de rue X et rue Y, à Montréal. Vous comprendrez que pour les besoins de conserver les endroits de boondocking, je ne divulguerai pas de détails de cet endroit. 

À mon arrivé, les formalités de convenances, chacun se présente un à l'autre. Mon ami virtuel est maintenant une connaissance en chair et en os, dans la vraie vie. Ayant plusieurs mois d'expérience en tant que nomade, il en a long à m'apprendre. Pour ma part, j'ai mille et une question qui me viennent à l'esprit. C'est donc avec sac à dos et souliers de course, que nous entamons notre journée vers la conquête du vieux Montréal. 

De notre point de rencontre, notre itinéraire de la journée se fait à pied, sauf une petite portion en métro. Ça doit faire 20 ou 25 ans que je n'ai pas pris le métro, ceci date du temps où je vivais à Montréal. Je suis néanmoins comme une fourmi au milieu de tous ces gens. L'hyper-activité d'une grande ville est toujours aussi impressionnante. Tout a changer dans le fonctionnement du métro, je me croirais sortie d'un autre monde, d'une autre génération. Il n'est plus d'usage de payer le ticket de métro avec la poignée de monnaie au fond de notre poche car tout se fait maintenant par carte débit ou crédit. D'un petit rectangle en carton beige qui nous servait de laisser-passer dans mon souvenir, je me suis ramasser avec un billet grandeur nature tout blanc qu'on passe sur un lecteur qui débloque le tourniquet du métro. Nous avons la chance d'arrivé au bon moment pour utiliser un de ces nouveaux métro. Ça fait tellement bizarre de voir d'un bout à l'autre l'intérieur des wagons qui en réalité, n'en forment qu'un. J'ai même eu droit à un transfert de métro car en tant que nomade, les moyens de transport principaux sont à pieds, en autobus, en métro, à vélo. L'utilisation du véhicule moteur personnel, telle que le véhicule modifié pour le full timer, est la dernière option pour se déplacer. 

Une chose est certaine, le métro et tout son fonctionnement, m'impressionnent énormément et me rappel que j'ai vieillie.  

À la sortie du métro, notre aventure se poursuit à pied. Nous sommes en direction du vieux Montréal et nous voyons les pompiers s'activer car ils viennent de recevoir une alerte d'incendie. Nous avons droit à une sortie de camion en bonne éduforme. Il est opportun de savoir que mon métier est camionneuse et que mon ami est ancien de pompiers. Un comme l'autre, nous sommes des spectateurs émerveillés devant cet équipement qui brille de mille feux. Lumières, chrome, habits de pompiers, nous sommes choyés!

D'une banale sortie pour plusieurs personnes, dans mon cas, c'est une des plus belle journée que j'ai vécue. Notre marche dans le vieux Montréal réponds à plusieurs de mes questions sur la vie de nomade, la modification d'un véhicule dans le but d'y vivre à temps plein et plus encore.

Mon ami me parle de l'histoire de Montréal, une statue d'un homme avec son chien est le début de mon parcours guidé. Nous déambulons à la vitesse qu'on veut dans les rues, en s'arrêtant ça et là. Tantôt sur un banc de parc à l'ombre, nous sommes dos à la rue de la Commune. Nous regardons d'un oeil discret, une partie de pétanque en cours, tout en discutant de calèches.

Nous marchons quelques peu en longeant la rue Port de Montréal, on regarde le fleuve, les bateaux et un superbe véhicule ancien, sur une terrasse.

Faire ce que tu veux, quand tu veux et surtout il n'y a pas de presse. 
La règle d'or de la vie de nomade c'est: pas de stress et on relaxe. 

Nous arrivons face à des édifices désaffectées. Un morceau de l'histoire qui est là, au milieu de cette grande ville. Des graffitis ornent ces bâtiments et en arrière fond, l'eau qui se fait entendre de plus en plus fort. Nous décidons de s'installer au sol en indien face à ces monuments oubliés.



Nous sommes en plein coeur du vieux Montréal, où tout est rapide et bruyant, mais nous sommes là assit à papoter de sujets tout aussi intéressants les uns que les autres. Je ne saurais vous dire combien de temps nous sommes demeurer là, c'est inimaginable à quel point je me suis reposée. Mon souvenir le plus ancré est lorsque je me suis tourner pour voir les bâtiments du vieux Montréal. À ce moment j'ai réalisé que la ville de Montréal était muette, le bruit habituel de cette grande ville était enterré par le bruit de l'eau à nos pied.


Nous terminons notre visite dans le Chinatown, pleins  d'informations sur les directions des portes du quartier chinois. En fin de journée, nous retournons en métro jusqu'à la station de métro près de l'endroit de boondocking. 

Le côté nomade semble faire parti de moi depuis très longtemps. Sans le savoir, via mon métier de camionneuse, je vis déjà en grande partie comme une nomade.

Dû à ma curiosité, nous décidons de poursuivre ma recherche d'informations sur le sujet du boondocking,  en se donnant un second rendez-vous mais cette fois, nous partagerons son véhicule la fin de semaine prochaine  .

Merci à Gerry, pour cette première rencontre qui s'est très bien déroulée et qui m'ouvre la porte sur une nouvelle réalité. 

Voici une Saffordite que Gerry m'a offerte en cadeau.



Lib her T